CALYDIAL

Transplantation

Un peu d’histoire…

Au fil des dernières décennies, la transplantation rénale est passée du statut de médecine de l’exploit à celui d’une thérapeutique classique et éprouvée. La transplantation représente la meilleure option thérapeutique pour 5 000 nouveaux patients atteints d’Insuffisance Rénale Chronique Terminale avant ou après la mise en dialyse. Elle prolonge et améliore la vie et le confort des patients en cas de défaillance ultime de la fonction rénale, en transplantant un nouveau rein sain au patient.


Compatibilité

Il doit exister une certaine compatibilité immunologique entre le receveur et l’organe transplanté afin de diminuer le risque de rejet (réaction du système immunitaire du receveur contre l’organe transplanté ou greffé pouvant conduire à la destruction de ce dernier).
Au minimum, une compatibilité au niveau du groupe sanguin est requise.


Cadre législatif

La loi encadre les conditions dans lesquelles une personne peut donner un organe de son vivant.
Depuis la révision de cette loi de bioéthique du 7 juillet 2011, ce don est possible pour

«toute personne ayant une relation étroite et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.»

En effet, la transplantation d’organes est sans aucun doute une des activités médicales les plus encadrées dans notre pays. Cet encadrement est légitime pour plusieurs raisons, parmi lesquelles le fait qu’elle nécessite le recours à une ressource infiniment précieuse et sensible, dont la disponibilité est insuffisante pour répondre aux besoins de tous les malades. Elle touche à l’humain, à l’intime.
Son acceptabilité sociétale est donc dépendante des garanties éthiques et organisationnelles qui l’entourent et qui assurent sa transparence totale.

Lois de Bioéthique de 2004

Des règles éthiques datant des lois de Bioéthique de 2004 encadrent les activités de prélèvement (qu’il ait lieu à partir d’un donneur vivant ou en état de mort cérébrale) et de transplantation :

  • 1. Consentement présumé : le prélèvement peut s’envisager dès que la personne n’a pas exprimé son refus de son vivant (inscription sur la liste de refus); en absence de connaissance, le médecin doit alors s’efforcer de recueillir sa volonté à travers les témoignages des membres de sa famille,

  • 2. Gratuité,

  • 3. Anonymat,

  • 4. Non publicité.


Conditions

Le donneur vivant doit avoir la qualité de père ou mère du receveur.
Par dérogation, peuvent être autorisés à se prêter à un prélèvement d’organe dans l’intérêt thérapeutique direct d’un receveur :

  • son conjoint,
  • ses frères et sœurs,
  • ses fils et filles,
  • ses grands-parents,
  • ses oncles et tantes,
  • ses cousin(e)s germain(e)s,
  • le conjoint de son père ou sa mère,
  • toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur.


Déroulement

  • Après un bilan permettent de vérifier les indications et contre-indications à la greffe, le candidat est inscrit sur la liste d’attente de son centre de transplantation et son dossier administratif est transmis à lAgence de Biomédecine (Agence sanitaire, elle a été mise en place en 2005 pour gérer les activités de prélèvement et de greffe d’organes, de tissus et de cellules et élargit ses responsabilités aux domaines de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines), qui centralise les données.

  • L’égalité d’accès à la greffe, la gestion de la liste nationale des malades en attente de greffe et la répartition et l’attribution des greffons en France font partie des missions de l’Agence de la Biomédecine.

  • Seule une équipe de transplantation est à même d’évaluer, au regard du dossier médical et du bilan pré-greffe, ce qu’un malade peut espérer d’une transplantation. Elle peut aussi déterminer les chances de succès et les risques d’échec de la greffe, en fonction de chaque situation particulière. Les médecins néphrologues de CALYDIAL évaluent les possibilités de transplantation pour tous les patients qu’ils accompagnent. Ils adressent principalement leurs patients à l’équipe de néphrologie et transplantation du Centre Hospitalier Lyon Sud qui procède à l’inscription sur la liste d’attente et débute le bilan pré-transplantation avec le concours de CALYDIAL.


Bilan

Ce bilan a pour objectif de répondre à 3 questions :

  • la greffe est-elle réalisable et dans quel délai ?
  • quels en sont les risques à court et moyen terme ?

  • quel est le traitement immunosuppresseur le plus adapté ?

Il comprend 3 étapes :

Les médecins de CALYDIAL évaluent au plus vite les possibilités de transplantation des patients qu’ils prennent en charge.
Le patient rencontre un médecin de CALYDIAL qui le confie à un médecine du CHU, de façon à ce qu’il reçoive une information la plus objective possible sur les avantages mais aussi sur les risques de la transplantation.
En savoir plus

L’équipe de transplantation procède à une étude minutieuse du dossier du patient et à un examen clinique, pour définir :

  • son âge physiologique,

  • l’origine de son insuffisance rénale,

  • l’état de ses voies urinaires,

  • les facteurs de risques vasculaires,

  • les antécédents infectieux, hépatiques, psychiatriques, chirurgicaux

  • et les allergies connues à des médicaments.

Au terme de ce bilan et en fonction de ces résultats, il est possible que des traitements préalables à la greffe soient proposés, par exemple une intervention chirurgicale ou l’éradication d’un foyer infectieux.
En savoir plus

La dernière étape est immunologique : ses résultats permettront l’évaluation du délai d’attente.
Elle comprend :

  • la définition du groupe sanguin ABO,

  • la définition du groupe tissulaire HLA (Antigène des Leucocytes Humains : permet d’étudier la compatibilité des tissus pour les greffes),

  • la recherche d’anticorps.

En savoir plus


L’inscription sur liste d’attente de greffe

  • A l’issue du bilan pré-greffe, l’inscription sur la liste d’attente est réalisée si l’équipe de greffe a la certitude que la transplantation est le meilleur traitement à proposer. Il s’agit d’un moment important, qui valide le fait que le patient peut désormais être appelé à tout moment.

  • Chaque patient est libre de choisir librement son centre de greffe de rattachement. C’est là un choix personnel, à chacun d’examiner le rapport coût / bénéfice lié à ce choix.

  • L’attente peut être brève ou longue et dépend de différents critères (groupe sanguin, temps de dialyse, possibilité de donneur vivant…).

  • Le bilan pré-transplantation est réactualisé de façon annuelle.

A partir de cette inscription, le patient doit rester joignable à tout moment par téléphone.


Après la greffe

Après l’opération qui dure en moyenne entre 1 et 5 heures selon les cas, le patient est hospitalisé entre 10 et 21 jours.
Souvent synonyme de renaissance pour le patient greffé, la transplantation n’est pourtant pas synonyme de guérison totale.

La personne greffée est suivie :

  • en ambulatoire par l’équipe de transplantation initialement puis,
  • de façon alternée avec l’équipe de néphrologie et ce de façon très étroite au cours des trois premiers mois suivants la greffe.

Ce suivi rapproché est notamment destiné à contrôler la fonction du rein greffé et le dosage du traitement immunosuppresseur.
L’observance de prise de ces médicaments au quotidien est essentielle et conditionne la réussite de la greffe.
En effet, la non-observance de ces traitements est responsable de 10 à 20% des rejets de greffe.

Par ailleurs, un suivi médical rapproché permet une surveillance des complications à long-terme liées aux risques du traitement par immunosuppresseurs : infections, survenue de lésions précancéreuses…

[/toggle][/toggles]


CALYDIAL a reçu le label 2013 « droits des usagers de la santé » par l’ARS pour son projet :
« accès priorisé à la greffe rénale, un droit fondamental pour le dialysé ».